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Le cas Nadine Morano : populiste ou populaire ?

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Un reportage et un article pour décrypter le cas Nadine Morano

À voir : le reportage d’Envoyé Spécial “Nadine Morano, la groupie du Président

“Elle est partout, toujours présente pour défendre le président de la République et sa politique. Nadine Morano, ministre de l’apprentissage, est devenue en quelques années, une personnalité politique incontournable de l’UMP.

Qui est cette femme de 48 ans, inconnue des Français, il y a encore quelques années ? Comment a-t-elle réussi son ascension au sein du parti majoritaire ? A-t-elle fait des « coups médiatiques » un mode de fonctionnement ?

Nadine Morano est-elle une femme politique à l’accent populaire ou populiste comme le disent ses détracteurs ?”

 

À lire : Quand Nadine Morano raconte son Noël sur Twitter

LEMONDE.FR | 27.12.11 | 07h09

La Ministre chargée de l’Apprentissage et de la Formation professionnelle a partagé son week-end de Noël avec les 10 000 abonnés de son compte Twitter.AFP/ERIC FEFERBERG

 Le réseau de microblogging Twitter est plein de vertus. Mais nul ne se doutait qu’il permettrait de connaître dans le détail la journée et la soirée de Noël de Nadine Morano. Entre le 24 et le 26 décembre, la ministre de l’apprentissage a montré ses talents sur son compte : en 48 heures, elle a posté plus de 200 messages sur le réseau social. Qui ont fait réagir des dizaines d’internautes visiblement en mal de réveillon.

Le 24, elle commence par regretter l’absence “de films sur la natalité” à la télévision… avant de corriger rapidement son erreur. Elle voulait, bien sûr, parler de“nativité”. Immédiatement tancée sur le réseau social, la ministre se défend :  “Je suis catholique, j’assume et j’irai à la messe ce soir pour fêter la nativité.” Sansoublier de préciser que le Père Noël habite à Toul. “C’est pas une plaisanterie, c’est notre curé et son nom c’est Noël. Il est très aimé ici.”

Mais Nadine Morano ne se contente pas de donner ses préférences politiques en matière de programmation télévisée. Grâce au réseau social, on pouvait également suivre l’après-midi de Nadine Morano au bar des Sports de Toul, prenant “l’apéritif”avec ses amis, vus dans un récent reportage d’Envoyé Spécial qui a fait fureur sur les réseaux sociaux. On y voyait la ministre entonner à pleins poumons Comme un garçon de Sylvie Vartan, lors d’un karaoké de l’UMP.

Puis Mme Morano s’énerve contre sa marionette aux Guignols de l’info, qui la présente en poissonnière. “Je ne lui trouve comme points communs que quelques tenues qu’ils arrivent à imiter.” Elle propose d’ailleurs à l’équipe de l’émission devenir déjeuner avec elle ”face-à-face”, ces “bobos parisiens prétentieux et dégoulinants de vérité sur les autres” qui sont “cachés derrière leurs marionnettes.”Et joue sur la corde personnelle : “Ils verront que ce n’est pas parce qu’on a grandi dans une cité et qu’on vient d’une famille d’ouvriers qu’on en est moins classe”.

La ministre prend également le temps de lancer un concours : elle invite autour d’une table, “pour parler de l’avenir de la France“, le 10 000e abonné à son compte Twitter. Objectif rapidement atteint, même si elle reste loin des 33 000 abonnés au fil d’Eric Besson, lui aussi utilisateur compulsif du réseau social.

Le week end de Noël, la ministre twitte, certes, mais elle ne n’oublie pas la politique. A Marie-Anne Montchamp, secrétaire d’Etat et ex-villepiniste ralliée à Nicolas Sarkozy, elle lance : “Joyeux Noël, de Villepin est sur Europe 1…”. Et s’efforce, tout le week end, de répondre aux sympathisants de gauche qui trouvent son comportement indigne d’une ministre de la Républiquedéfend bec et ongles la politique de Nicolas Sarkozy et pourfend le Parti socialiste : ”dans les 30 propositions du #PS pas une fois le mot apprenti ! Quel oubli. Il suffit de voir l’Allemagne ! il faut #Sarkozy”.

Face aux dizaines de messages de protestation, elle répond à ses détracteurs : ”à tous les anonymes méchants bêtes et vulgaires faites la trêve de Noël montrez vous sous votre meilleur jour soyez sympas bon Noël”

Quand un sympathisant socialiste l’interpelle, expliquant qu’entendre plus souvent la ministre, “vulgarité même faite femme” sera bon pour la campagne de François Hollande, elle répond “c’est pour cela que Hollande cherche sa Nadine Morano mais y en a qu’une ! Et à l’UMP”.

Des échanges verts qui ont fait douter certains, y compris à l’UMP, de l’authenticité du compte de la ministre, ouvert récemment. Vérification faite, il s’agit bien de son compte officiel.

Alexandre Léchenet

Rédigé par guillaumeAbonnet

27 décembre 2011 à 11:28

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Coup de ♥ Musique – Sophie Hunger

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On repeat, and for a while – and beautiful video too

et aussi

superbe trombone

Rédigé par guillaumeAbonnet

26 août 2011 à 17:03

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Photos ~ Moustache Man à New York

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UPDATE : Moustache Man démasqué and arrested (read more) – check below pictures I took of his art, while waiting for the subway.

Also check this great interview with Moustache Man on Subwayartblog.com, “a website dedicated to recognizing and appreciating the various subway art that has inspired people for years.”

At it’s simplest level, it’s a quick joke meant to give commuters something to smile about while they’re waiting for the subway, coming off from a long day at work, or getting stabbed on the D train. And that’s certainly how it started.

But for me it’s evolved into part of this broader movement of subverting advertisements.

Moustache Man

Rédigé par guillaumeAbonnet

7 août 2011 à 18:43

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Musique – les trois minettes de StooShe

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“StooShe is an irresistibly energetic burst of rude-pop fun for a Friday afternoon. We want to party with these chicks, damn it.” PopSlags.com

Rédigé par guillaumeAbonnet

30 juillet 2011 à 21:03

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Mes photos – New York City

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Direction le 70ème étage

Là-haut

La Public Library

Tout roule vers la droite

Rédigé par guillaumeAbonnet

30 juillet 2011 à 18:08

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JR: L’art pourrait-il changer le monde? | Could art change the world?

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Il y a deux semaines, j’étais dans mon studio à Paris, et le téléphone a sonné et j’ai entendu, “Hé, JR, tu a remporté le prix TED 2011. Tu dois faire un souhait pour sauver le monde. »

Two weeks ago I was in my studio in Paris, and the phone rang and I heard, “Hey, JR, you won the TED Prize 2011. You have to make a wish to save the world. » Check the video in English below

J’étais perdu. Je ne pouvais pas sauver le monde, personne ne le peut. Le monde est bousillé. Sérieusement, il y a des dictateurs qui dirigent le monde, la population s’accroit par millions, il n’y a plus de poisson dans la mer, le pôle nord est en train de fondre, et comme l’a dit le dernier lauréat du prix TED, nous devenons tous gros.
A part peut-être les français.

Peu importe. J’ai donc rappelé et je lui ai dit, “Ecoute Amy, dis aux gens de TED que je ne viendrai pas. Je ne peux rien faire pour sauver le monde.”
Elle a dit, ” Hé, JR, ton voeu n’est pas de sauver le monde, mais de changer le monde.” “Ah, bon, d’accord.”

“C’est sympa.” Je veux dire, la technologie, la politique, les affaires, changent vraiment le monde — pas toujours de la bonne manière, mais elles le changent. Et l’art? L’art pourrait-il changer le monde? »

La réponse en vidéo ci-dessous

« Two weeks ago I was in my studio in Paris, and the phone rang and I heard, “Hey, JR, you won the TED Prize 2011. You have to make a wish to save the world.” I was lost. I couldn’t save the world; nobody can. The world is fucked up. Come on, you have dictators ruling the world, population is growing by millions, there’s no more fish in the sea, the North Pole is melting, and as the last TED Prize winner said, we’re all becoming fat.
Except maybe French people. Whatever.

So I called back and I told her, “Look, Amy, tell the TED guys I just won’t show up. I can’t do anything to save the world.” She said, “Hey, JR, your wish is not to save the world, but to change the world.” “Oh, all right.” (Laughter) “That’s cool.” I mean, technology, politics, business do change the world — not always in a good way, but they do. What about art? Could art change the world? »

Rédigé par guillaumeAbonnet

11 juin 2011 à 16:31

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Musique with Brandi Carlile + Ayo + Jamie Woon

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Brandi Carlile (born June 1, 1981 in Ravensdale, Washington) is an American singer and songwriter. Carlile’s music has been categorized in several genres, including pop, rock, alternative country, indie and folk. (Wikipedia)

Hiding my heart away

Josephine

 

Ayo – How many people (starts at 0:43)

 

Jamie Woon is a 2011 BBC voices (http://www.bbc.co.uk/music/soundof/2011/), a list of the year most promising new artists

 

Ayo – I’m gonna dance (I wanna live, I wanna give, I wanna have sex, I wanna feel good)

Rédigé par guillaumeAbonnet

13 mars 2011 à 13:12

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Mes photos – Incredible India : woman in the Taj Mahal, orange rickshaw and the smelly dog

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in the Taj Mahal

in a rickshaw going through Delhi

outside of the MSF apartment

construction site in Delhi

devant la grande mosquée de Delhi 'Jama Masjid'

Rédigé par guillaumeAbonnet

5 mars 2011 à 15:13

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Musique – three live performances by Adele + a *very* British talk show

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“Hiding My Heart” is a cover of Brandi Carlile song – not on the standard version of Adele’s album ’21′

 

“Stand by me”

 

 

“Don’t you remember” live in Barcelona



 

Adele at a very British talk show

Rédigé par guillaumeAbonnet

19 février 2011 à 16:24

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Le Monde “Le Sénat, une vigie ébranlée dans la défense des libertés”

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Coincidence ! Un très bon édito paru dans le Monde d’hier pour continuer le billet précédent, “En 2011, un Sénat à gauche? Un topo sur les élections sénatoriales de septembre 2011 et ses enjeux”

 

A maintes reprises, le Sénat a fait preuve, notamment en matière de défense des libertés publiques, d’une vigilance sourcilleuse et d’une indépendance qui l’ont même amené à se mettre en travers des visées de l’exécutif ou des surenchères, parfois, des députés de la majorité.

Reste à savoir si des principes modulables en fonction des circonstances demeurent des principes. En réalité, de loi en loi, ce sont autant de coups de boutoir qui ont été portés au socle de jurisprudence établi par le Sénat et sa commission des lois.

LEMONDE | 08.02.11 | 13h16  •  Mis à jour le 08.02.11 | 13h16

Au départ, il y a un cliché : la façade du Sénat encombrée de toiles d’araignée et un sénateur cacochyme en fauteuil roulant, la goutte au nez et un plaid sur les genoux. La réalité contredit cette caricature paresseuse. A maintes reprises, le Sénat a fait preuve, notamment en matière de défense des libertés publiques, d’une vigilance sourcilleuse et d’une indépendance qui l’ont même amené à se mettre en travers des visées de l’exécutif ou des surenchères, parfois, des députés de la majorité. A tel point que ces institutions décriées que sont le Sénat et, dans une moindre mesure, le Conseil constitutionnel font figure, aujourd’hui, de gardiens des principes de droit dans une République prompte à les malmener.

Quelques épisodes marquants. C’est le Sénat qui, à l’automne 2007, détricota soigneusement le dispositif des tests ADN pour les candidats au regroupement familial introduit à l’Assemblée nationale dans le projet de loi sur l’immigration, le rendant de ce fait inapplicable jusqu’à ce que le gouvernement, deux ans plus tard, finisse par y renoncer.

Plus récemment, à l’occasion de la loi d’orientation et de programmation pour la sécurité intérieure (Loppsi 2), qui doit être définitivement adoptée par le Parlement, mardi 8 février, le Sénat s’est, sur des articles importants, montré bien plus attaché au respect des libertés publiques que l’Assemblée nationale. Ainsi, tout au long de la “navette” entre les deux Chambres, l’expansion de la vidéosurveillance, la comparution immédiate des mineurs délinquants ou les mesures de couvre-feu qui pourraient leur être imposées, l’extension des peines planchers ou l’imprescriptibilité de certains crimes, notamment, ont fait l’objet de réécritures successives.

Dernier épisode en date, le refus du Sénat, jeudi 3 février, lors de l’examen du nouveau projet de loi sur l’immigration en discussion, d’élargir les motifs de déchéance de nationalité aux crimes commis contre des personnes dépositaires de l’autorité publique, comme le gouvernement l’avait introduit à l’Assemblée nationale, en première lecture, pour répondre au voeu de Nicolas Sarkozy. A une nette majorité, cette disposition a été rejetée et elle aura du mal, même si les députés de l’UMP la réintroduisent en deuxième lecture, à franchir le cap de la commission mixte paritaire.

Qu’est-ce qui explique ces positions “dissidentes” du Sénat ? Plusieurs facteurs se conjuguent. De par leur mode d’élection, les sénateurs sont moins dépendants de l’exécutif que les députés. Pour ces derniers, la présidentielle détermine pour une large part le résultat du scrutin législatif qui la suit. Ils sont tenus par une sorte de “contrat d’allégeance” à celui, ou celle, qui représente leur camp. Les sénateurs, dont l’élection procède d’un scrutin indirect et qui sont renouvelés par moitié tous les trois ans, ainsi déconnectés de la présidentielle, ne sont pas soumis à la même discipline.

En l’absence de majorité absolue, l’UMP est contrainte, au Sénat, de rechercher une majorité et, par conséquent, d’accepter des compromis. A l’inverse des clivages très politiques de l’Assemblée nationale, cette culture du compromis est solidement ancrée au Palais du Luxembourg où, à l’exception d’une brève parenthèse de 2002 à 2004, aucun groupe politique n’a jamais eu à lui seul la majorité absolue.

Enfin, nul n’ignore que la franc-maçonnerie a toujours eu une présence non négligeable au Palais du Luxembourg. Ce courant de pensée philosophique exerce traditionnellement une forte influence au sein de la commission des lois. Celle-ci s’est constitué un corps de doctrine empreint des valeurs de fraternité, de respect des libertés et de tolérance, qui transcende les frontières partisanes. Même sous des gouvernements de droite, la majorité sénatoriale, sous l’impulsion de la commission des lois, fait régulièrement entendre une voix plus tempérée et parvient à freiner certaines tentatives de l’exécutif dès lors qu’elle considère qu’elles portent atteinte à des libertés fondamentales.

Une jurisprudence battue en brèche. Néanmoins, sous les assauts répétés des textes sur la sécurité ou sur l’immigration, ces positions de principe ne cessent de s’effriter. Au fil des lectures successives de la Loppsi 2, par exemple, le Sénat a ainsi dû accepter des propositions qu’il jugeait au départ irrecevables. Certains principes “intangibles”, comme l’individualisation des peines ou la protection des mineurs, le sont devenus un peu moins. “Tenir sur des principes est essentiel, mais il est aussi nécessaire d’adapter l’application de ces principes aux réalités”, assure le président du Sénat, Gérard Larcher, qui se défend d’avoir “baissé la garde”.

Reste à savoir si des principes modulables en fonction des circonstances demeurent des principes. En réalité, de loi en loi, ce sont autant de coups de boutoir qui ont été portés au socle de jurisprudence établi par le Sénat et sa commission des lois. Chaque recul consenti appelle le suivant, quoi qu’en dise le président du Sénat. Et quand les vagues, l’une après l’autre, s’attaquent à la falaise, le résultat est connu par avance : à la fin, cela se termine en éboulis.


roger@lemonde.fr
Patrick Roger (Service France)

Rédigé par guillaumeAbonnet

9 février 2011 à 10:19

Publié dans actualité, politique

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